A.I.M.E.S / Ateliers internationaux de la mise en scène à Pézenas


JOUER AVEC LES LANGUES D’AUJOURD’HUI

Stage conventionné AFDAS du 18 juin au 7 juillet 2018
A Pézenas (34)

La page est une scène, le plateau est une écriture.

Cet atelier s’adresse à des acteurs, des metteurs en scène, et des auteurs. Nous passerons et éprouverons la lecture et le jeu depuis la page vers la scène. Trois auteurs et un metteur en scène sont les initiateurs et les transmetteurs de cette recherche en acte concernant l’écriture théâtrale. Nous répondrons ensemble joyeusement à ces trois questions :
- Pourquoi continuer à écrire pour la scène théâtrale ?
- Pourquoi chercher les formes de représentation de ces nouvelles écritures ?
- Comment faire ?

Vous êtes...
Des metteurs en scène débutants ou aguerris, des actrices et acteurs, des auteurs de théâtre ou cherchant à faire l’expérience de l’écriture pour la scène. Des professionnels curieux et gourmands des formes de représentation écrites en attente d’être mises en scène, jouées, et partagées avec un public.

Vous souhaitez...
Appréhender l’écriture théâtrale d’aujourd’hui sous plusieurs registres.
Réfléchir aux modes et manières de traduire sous formes de jeux et de représentations l’écriture théâtrale contemporaine.
Partager l’expérience de lectures différentes de texte en présence des auteurs.
Répondre aux désaffections des mises en scène et mises en jeu de l’écriture prévue pour la scène théâtrale en France.
Lire, comprendre et mettre en jeu des formes de représentation parfois paradoxales
Créer des groupes de connaisseurs sachant plus précisément traduire une page sous forme de séquences jouée.

Contenu

Le laboratoire des représentations.
A partir de la fréquentation d’artistes pratiquant l’écriture et la mise en scène, faire l’épreuve par la recherche et le jeu de ce qu’une écriture permet d’inventer et découvrir afin de le partager comme d’autres manières de vivre ensemble.
- Lecture appliquée et studieuse de forme de langage extrait de la culture contemporaine des écritures théâtrales. La lecture est à la fois moléculaire, grammaticale et imaginative.
- Sollicitation des méthodes de germination qui développent la curiosité et l’attention à : ce que le texte me dit.
- Mise en relation des lectures avec les différentes techniques de jeu.
- Entretenir un répertoire des formes communes de nos représentations intimes, et des cultures théâtrales personnelles.
- Créer un glossaire de nos histoires théâtrales afin de les convoquer si besoin et surtout d’élargir le spectre à l’échelle de la communauté de notre groupe de travail.
- Développer l’écoute et le partage par une évaluation régulière de nos référents et de nos acquis dans le champ de notre laboratoire des langues.
- Mise à l’épreuve avec jeux de rôles permettant de devenir le metteur en scène ou l’acteur suivant les exercices et les moments de la journée.
- Jouer des codes et contourner le risque d’une hiérarchie des métiers d’art favorisant l’émergence d’idées, de formes aux détours d’une mise sn situation ludique.
- Participer à un exercice de prélèvement de styles, de schémas extraits dans la vie en dehors du lieu de l’atelier.
- Créer un carnet de notes quotidien dans un contexte d’études à plusieurs pour établir les capacités de copie et de notations.
- Assister à un temps de réflexion et de débats sur la représentation aujourd’hui.

La présence de l’auteur.
Le fait de travailler avec des auteurs qui eux-mêmes se prêtent au jeu de l’interprétation est une source de découvertes, de savoirs et d’expériences :
- Lectures et découpages d’œuvres en train d’être écrites avec les auteurs. En ayant accès aux formes encore non terminées, aux esquisses, donc aux questions pour appréhender à plusieurs les questions du choix déterminé à partir de la page en vu d’un acte théâtral.
- Expérimentations parfois des chemins inverses l : de la scène à la page.
- Découverte du monde de l’auteur, de ses centres de gravité, des sa culture, de ses embranchements.
- Expérience de la traduction d’un livre en théâtre, souvent appelée « montage » d’un texte.
- Partage du parcours de la relation texte-jeu. Ce sera l’occasion d’affiner le glossaire de nos mots et usages en ce qui concerne cette relation.
- Rencontre avec trois auteurs pour croiser et expérimenter trois mondes et trois modes différents.
- Evaluation régulière pour comprendre comment ces différences sont aussi des instructions nous renvoyant aux écritures théâtrales classiques.

Jeu et mise en scène.
Le travail de découverte, d’expérience et de lecture appliquée est une manière de jouer et faire jouer l’acte théâtral.
- La dramaturgie qui s’invente à chaque nouvelle écriture demande à être expérimentée, vérifiée, et pourquoi pas contredite par l’acte.
- Faire voir la page, prendre au pied de la lettre le principe et établir de nouveaux outils de jeu et de mise en scène pour et avec toutes nouvelles écritures. Le livre ou l’écran ? Le support qui attend sa traduction scénique renseigne suivant sa formalisation.
- Qui est au service de qui ? Prendre le temps de disséquer les conventions et hiérarchies entre auteurs, acteurs et metteurs en scène.
- A quel moment le public est-il imaginé, prévu, pensé, et participants du laboratoire de nos découvertes ? Répertorier les moments possibles pendant lesquels la recherche peut être ouverte ou non au public.

Méthode pédagogique.
Robert Cantarella assure durant toute la durée de l’atelier la permanence pédagogique. Il est le responsable de la cohésion des différents interventions ou des changements de registres de l’enseignement distribuée pendant l’atelier. Il assume les exercices de mise en jeu le matin permettant aux groupes constitué de fonder leur cohérence de chercheurs en établissant le répertoire commun. Pour cela il établit les exercices quotidiens de relevés de schémas de jeu, il procède aux exercices d’échauffement et l’imaginaire et du corps, sans dualisme, il établit les modes de notations, de captation et d’évaluation au fur et à mesure que se rencontrent de nouveaux territoire de jeu.
Noëlle Renaude, Stéphane Bouquet et Alban Lefranc, les écrivains, viennent pendant une semaine chacun partager ce temps de l’atelier avec un choix de trois textes : un écrit en germination (non encore terminé), un texte d’eux édité et peut-être déjà représenté et un texte d’un autre auteur de théâtre qu’ils souhaitent que nous explorions ensemble.
Le matin est consacré principalement aux relevés de schèmes et de formes de jeu, aux exercices de mise en relation qui déplacent les attendus et les habitudes. L’après-midi est le moment des lectures, parfois à la table, parfois immédiatement mises en jeu, avec à chaque fois le souci de relier les temps entre eux. Nous favorisons la compréhension de la table comme une scène et d’un plateau comme une page.

Evaluation
Suivi et retours réguliers par les quatre intervenant(e)s
Bilan collectif oral à la fin de chaque semaine par chaque auteur
Questionnaire/bilan écrit à remplir par les stagiaires en fin de stage
Bilan écrit par Robert Cantarella
Une attestation de formation sera fournie en fin de stage.

Formateur-trice
Robert Cantarella a mis en scène depuis plus de 30 ans de nombreux auteurs contemporains et fait venir au théâtre des écrivains éloignés de cet art.
Noëlle Renaude est auteure d’une trentaine de pièces publiées aux éditions Théâtrales
Stéphane Bouquet est poète, scénariste de films, traducteurs de poésies américaines et dramaturge. Il a écrit pour une mise en scène de Robert Cantarella son premier écrit de théâtre. Ses écrits sont publiés chez Champ Vallon.
Alban Lefranc est l’auteur de cinq romans publiés en majorité aux éditions Verticales. Il vient de publier son premier texte théâtral.